
Mai, c'est la bonne fenêtre pour Madère — et je le dis avec le recul de cinq jours passés là-bas du 3 au 7 mai 2022. Météo printanière, routes fluides, hébergement à 221 € pour deux : voici ce que j'ai réellement vécu, sans les chiffres génériques qu'on trouve partout.
Madère, c'est l'île des microclimats — et en mai, ça se ressent vraiment. Les journées sont douces et agréables, parfaites pour marcher. Mais dès que tu prends de l'altitude ou que tu bascules sur la côte Nord, le temps change d'humeur en quelques kilomètres.
« En mai, j'ai profité de journées printanières très agréables, avec une douceur idéale pour la marche. Cependant, dès que l'on prend de l'altitude vers les sommets ou que l'on bascule sur la côte Nord, le temps peut changer radicalement : brume, vent et humidité font partie du décor. »
Mon conseil concret : toujours avoir une veste imperméable dans le sac et jouer la carte de l'« effet pelures d'oignon » — plusieurs couches légères plutôt qu'un seul gros pull. Ce n'est pas la météo d'une destination balnéaire classique, mais c'est exactement ce qui rend Madère aussi verte et spectaculaire.
« Madère, ce jardin flottant au milieu de l'Atlantique, a longtemps fait partie de ma bucket list. Lorsque j'ai enfin pu poser mes valises sur cette terre portugaise, le dépaysement a été total. »
Madère ne ressemble à aucune autre destination européenne — et la météo de mai y est pour beaucoup : la nature est encore éclatante après le printemps, les températures sont parfaites pour l'effort physique, sans la chaleur étouffante de l'été.
C'est sans doute ce qui m'a le plus agréablement surprise. Début mai, l'île n'est pas encore saturée par le tourisme de masse des grandes vacances d'été. Tu accèdes aux sites sans jouer des coudes — et ça change tout à l'expérience.
« En voyageant début mai, j'ai eu l'impression de profiter d'une fenêtre idéale. L'île n'était pas encore saturée par le tourisme de masse des grandes vacances d'été. J'ai pu accéder aux sites incontournables sans jouer des coudes, ce qui rend l'expérience des randonnées sur les levadas beaucoup plus paisible et authentique. »
Aux miradouros — ces points de vue que tu croises tout au long de la route —, pas besoin de se battre pour trouver un espace où s'arrêter. L'ambiance est calme, authentique. C'est exactement ce que je cherchais.
Et si tu passes début mai, tu as une chance supplémentaire : c'est la période de la Festa da Flor. C'est sans doute le moment le plus magique pour visiter Funchal.
Madère reste une destination au rapport qualité/prix très avantageux par rapport au reste de l'Europe. Le poste de dépense principal, c'est la voiture — j'y reviens juste après — mais pour l'hébergement, voici ce que j'ai réellement payé.
« J'ai logé au Santa Cruz Village Hôtel à Santa Cruz, il est très bien situé, avec un parking, une piscine extérieure, le petit déjeuner était compris. »
J'ai payé 221 € pour deux personnes pour le séjour. Parking inclus, petit déjeuner inclus, piscine extérieure sur place.
En gérant toi-même ton itinéraire, la restauration et les loisirs sur place restent très abordables. Pas besoin de réserver tes tables des semaines à l'avance en mai — c'est aussi ça, le mois du juste milieu.
Si tu veux voir la vraie Madère, la location de véhicule est quasi indispensable. L'île est très accidentée, le réseau routier est pensé pour la voiture — avec ses innombrables tunnels — et les bus ne te donnent pas la liberté de t'arrêter quand tu en as envie.
« Avoir son propre véhicule m'a permis de m'arrêter à n'importe quel miradouro pour admirer les panoramas sans dépendre des bus ou des excursions organisées. »
J'ai loué une Fiat 500 via Booking.com pour 319,91 € sur la durée du séjour. Un investissement vite rentabilisé par la liberté qu'il procure.
Sur les routes elles-mêmes : les routes passent du niveau de la mer à plus de 1 000 mètres d'altitude en un temps record. La conduite peut faire peur au premier abord, mais il y a peu de voitures sur les routes, donc tout se passe bien.
« La route est une succession constante de virages. Si quelqu'un est sujet au mal des transports, c'est un point à anticiper. »
En mai, pas de cars de touristes à chaque virage, pas de bouchons aux points de vue. Les routes sont fluides, et ça rend la conduite — pourtant technique — vraiment agréable.
Mai, c'est le mois du juste milieu — et je recommande sans hésiter cette période.
« Pour avoir vécu Madère à cette période, j'ai trouvé que le ratio plaisir/confort est imbattable. Pouvoir rouler sur des routes magnifiques sans stress, se garer facilement au pied d'une randonnée et profiter de la nature sans la foule est un luxe qui, à mes yeux, vaut bien quelques degrés de moins dans l'eau de mer. »
Si ta priorité est la baignade et l'animation, juillet et août sont plus adaptés : mer plus chaude, vie nocturne, festivals. Mais il faut accepter de payer le prix fort, de réserver hébergement et voiture bien en avance, et de partager les sites avec beaucoup plus de monde.
Moi, mon choix est fait : mai, pour le ratio plaisir/confort imbattable.
En résumé : cinq jours à Madère en mai 2022, 221 € d'hébergement pour deux au Santa Cruz Village Hôtel, 319,91 € de voiture, des routes fluides et des levadas sans foule. Partir début mai, c'est choisir la version calme et authentique de cette île — avec la nature en pleine forme et les miradouros pour toi tout seul.